Pour réfléchir

Un mémoire sur le multilinguisme
Il s'agit du mémoire de Sarah Dufeutrelle traitant de l'accueil du multilinguisme en orthophonie.

Les publications de la FOF
Nous vous présentons les publications de la FOF. Elles sont accessibles sur notre site fédéral, celui de la FOF :
Voici le lien vers le bon de commande.
Aux candidats à la présidence de la république : Pour la Psychanalyse
Pour la promotion de la psychanalyse dans les lieux de soins, à l’université et dans les laboratoires de recherche
La Santé Mentale va mal dans notre pays. Aux difficultés matérielles s’ajoutent des orientations politiques qui compromettent la qualité des soins. En France, la psychanalyse a joué un grand rôle, fidèle aux aspirations humanistes de bonheur et de progrès de notre République. Elle est depuis longtemps une référence majeure de la vie intellectuelle.
En quelques années, cette situation s’est dégradée. Des acteurs administratifs ont pris des mesures de plus en plus coercitives qui font obstacle au recrutement de psychanalystes sur les lieux de soins et à l’Université. Alors que presque tous les syndicats de psychiatres ont la psychanalyse parmi leurs références, les universités de médecine  proposent une formation des psychiatres presque exclusivement axée sur le Manuel DSM 5 (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders ). L’usage de ce manuel américain est imposé en France par l’O.M.S., sous la forme dite CIM 10. Ce manuel tire un trait sur la grande psychiatrie européenne, dont se sont inspiré Freud, Lacan et bien d’autres cliniciens.
Cette orientation se réclame surtout des neurosciences, alors que ces dernières n’en sont qu’aux hypothèses. Elles manquent de preuves pour le diagnostic et la thérapeutique. En revanche, les preuves de la souffrance psychique abondent. Les nouveaux diagnostics DSM 5 sont si larges qu’ils sont devenus des fourre-tout. Ils recouvrent des problèmes très distincts, qu’il est dangereux de confondre. Par exemple, la « bipolarité » ou la « dépression » concernent les psychoses aussi bien que les névroses. Il faut pourtant savoir les distinguer. Pour les enfants, le « Trouble déficitaire de l’attention » (TDA/H) a connu une extension abusive, plus nocive qu’utile partout dans le monde. Ces diagnostics ne tiennent aucun compte des causes sociales de la souffrance, comme le burn out, certains suicides et certaines dépressions. Les thérapeutiques qui leur correspondent sont le comportementalisme et les médicaments. Or, dans l’approche comportementaliste, les accidents s’accumulent lorsqu’il est la seule référence d’un service. Quant aux médicaments, leur vente a connu une progression considérable. S’ils soulagent, ce n’est que temporaire ; ils ne résolvent aucun problème et leur efficacité provisoire est maintenue à vie, car rien n’a été réglé. Ils provoquent de plus une accoutumance au même titre que les drogues en général : leur usage est parallèle à celui de la toxicomanie. Cette orientation est d’autant plus exclusive que dans de nombreuses universités les laboratoires pharmaceutiques eux-mêmes sont chargés des enseignements. Les conflits d’intérêts sont multiples. Des choix thérapeutiques aussi limités augmentent les charges de la Sécurité sociale et les dépenses publiques.
Au cours de ces dernières années, tous ces obstacles accumulés n’ont jamais fait l’objet d’un débat scientifique, ni d’ailleurs démocratique.
C’est pourquoi nous voulons ouvrir une perspective pour le présent et pour l’avenir de la santé mentale.
I.      Pour une psychiatrie de qualité. De nombreuses régions en France sont devenues des déserts médicaux. Le nombre de pédopsychiatres a baissé de 48% depuis 2007. Il faut parfois attendre jusqu’à deux mois pour obtenir une consultation chez un psychiatre.
Nous demandons :
                      L’adaptation du numerus clausus à l’entrée des facultés de médecine : c’est la solution urgente de cette pénurie. Mais il n’en reste pas moins qu’une formation médicale ne saurait suffire pour devenir psychiatre. Il faut une formation spécifique – ce qui n’est pas le cas actuellement. Il y a lieu de rétablir – sinon l’internat en psychiatrie – du moins une formation pluridisciplinaire qui respecte les différentes approches. Il faut augmenter le nombre de psychiatres formés, plutôt que de coupler les médecins de ville avec des psychologues, ce qui disperse les entretiens et allonge les parcours.
                     Une formation spécifique pluridisciplinaire est une nécessité pour les futurs psychiatres et pédopsychiatres.
                     Une formation spécifique des infirmiers en psychiatrie. Actuellement, ce sont eux qui prennent en charge les premiers entretiens, à l’entrée en service de psychiatrie, du fait de la pénurie.
                     Une suspension de l’enseignement donné par les laboratoires pharmaceutiques, à l’université, et une suspension de leurs démarches auprès des internes.
                     Une particulière attention à l’égard des lieux d’accueil généreux que sont les « maisons vertes », les lieux d’accueil pour les autistes – comme la maison de Bonneuil – les centres de soins prestigieux comme La Borde, et bien d’autres. Nous demandons que cessent les tracasseries administratives qui étouffent ces lieux thérapeutiques, de même que les pressions exercer pour leur imposer des techniques thérapeutiques qui ne sont pas les leurs.
II.   Pour une formation adaptée des psychologues. Pour accéder à des postes d’enseignants chercheurs, les psychologues doivent répondre à des critères sans rapport avec une formation pluridisciplinaire. Ils doivent aussi publier dans des revues anglophones avec référence obligatoire au DSM 5.
                     Pour libérer le recrutement d’Enseignants chercheurs, nous demandons la subdivision de la 16ème section du CNU en quatre sous-sections, calquées sur l’arrêté du 4 février 2014 concernant les Master.
                     Nous demandons un enseignement concernant les autismes et les toxicomanies dès le niveau Master.
III.  Pour une médecine de ville informée. Les médecins ont quotidiennement affaire à la souffrance psychique.
                     Dans les correspondances avec l’administration, concernant les prescriptions et les remboursements, le codage imposé est celui de la CIM 10 inspiré du DSM. Ils ne doivent plus être obligatoires. Ce codage a des conséquences lourdes, notamment pour les enfants et leurs familles. Nous demandons que cette nomenclature soit remplacée par la nomenclature française de la C.F.T.M.A. et de la C.F.T.M.E.A. , qui est déjà reconnue internationalement, mais marginalisée.
                     Les formations complémentaires des médecins en matière de souffrance psychique doivent être – elles aussi – pluridisciplinaires. Elles ne peuvent être organisées par les laboratoires pharmaceutiques.
IV.  Pour une recherche pluridisciplinaire. La Haute Autorité à la Santé s’inspire pour ses recommandations des travaux de laboratoires qui excluent le plus souvent les psychanalystes de leurs évaluations. Les cures ne sont en effet pas chiffrables comme dans d’autres sciences. Il est impossible de tester les patients pendant leur traitement.
                     Il est déjà acquis – mais nous demandons qu’il soit rappelé – que les recommandations de l’H.A.S. « ne sont pas opposables ». Leur valeur scientifique est évolutive et elle n’entrave en rien la liberté de choix thérapeutique des soignants.
                     Nous demandons que les chercheurs en psychanalyse soient associés aux plans de recherche, et que leurs résultats soient pris en considération avec leurs propres modes d’évaluation.
                     Nous demandons que soit réexaminée l’orientation actuelle qui vise à la création d’universités d’excellence aux dépens des universités de proximité. Cet appauvrissement de la recherche est préjudiciable aux capacités de découverte, celles-ci dépendant des moyens qui  devraient être mis en œuvre dans toutes les universités.
                     Nous demandons que cesse une référence obligatoire aux critères des chercheurs anglo-saxons, dont les résultats n’ont d’autorité que grâce à des décisions administratives sans valeur scientifique, sur des critères dictés par l’O.M.S.
                     Nous demandons qu’il ne soit plus obligatoire de publier en anglais. L’emploi du français doit être maintenu, comme le méritent ses apports au patrimoine mondial. La mise à l’écart du français nourrit d’ailleurs par réaction un nationalisme rétrograde.
V.    Nous demandons que les associations d’usagers, dans toute leur diversité, soient associées à ces différentes orientations, en les protégeant de tout conflit d’intérêt, notamment à l’égard de l’industrie pharmaceutique.
Les questions que nous soulevons intéressent une grande partie de nos concitoyens. Au-delà de leurs souffrances privées, il s’agit d’une perspective culturelle globale, qui intéresse l’ensemble de la société. Elle ne peut être laissée au libre-arbitre de chaque université ou de commissions spécialisées, dont les avis restent souvent sans effet. Nous souhaitons que les candidats à l’élection présidentielle se prononcent sur ces enjeux.
Cette pétition s’adresse à :
Mme Nathalie ARTHAUD, M. François ASSELINEAU, M. Jacques CHEMINADE, M. Nicolas DUPONT-AIGNAN, M. François FILLON, M. Benoît HAMON, M. Jean LASSALLE, M. Emmanuel MACRON, M. Jean-Luc MÉLENCHON, M. Philippe POUTOU.


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Communiqués des 39
Communiqué du 25 mars 2017 À propos des recommandations de la Haute Autorité de Santé Sur la contention en psychiatrie.
Dix mille personnes (soignants, soignés, parents, citoyens) ont signé l’appel lancé par le collectif des 39 dénonçant les pratiques de contention physique en psychiatrie (*).
Les contrôleurs des lieux de privation de liberté (Mr Jean Marie Delarue, puis Mme Adeline Hazan) ont constaté, évalué et dénoncé à leur tour ces pratiques d’un autre âge, aussi inacceptables que traumatisantes pour des patients en grande difficulté.
La H.A.S. vient de publier un guide de bonnes conduites, limitant ces pratiques qui devraient être sévèrement encadrées.
Une grande avancée disent certains, un moindre mal disent d’autres.
Mais de ces  recommandations peut naître le pire : la banalisation instituée de ces pratiques par la confirmation qu’il serait souhaitable de les utiliser «  à certains moments »,  sans s’interroger sur ce qui a conduit au retour de ces pratiques, à cette régression.
Le collectif des 39 maintient que ces pratiques doivent disparaître et que leur existence, ne serait-ce qu’a-minima , interdit de poser les vrais enjeux que pose l’accueil des personnes en détresse psychique : quelle conception de la souffrance, quels moyens, quelle formation?
Pour cela le gouvernement doit prendre ses responsabilités : arrêter d’organiser le saccage de la psychiatrie publique. Mais les soignants doivent aussi prendre les leurs : refuser, penser, agir pour sortir des impasses de la soumission ou de l’impuissance ; ou encore de la croyance en des théories sur-médicalisées où la complexité du fonctionnement psychique fait place à des raisonnements binaires incompatibles avec les spécificités du psychisme humain.
La confusion entre contention (attacher, sangler) et isolement thérapeutique, parfois nécessaire, est entretenue et rend difficile le grand débat éthique nécessaire à tout soin en psychiatrie. Pourquoi ? Comment ? Que se passe-t-il ? sont les questions incontournables qui devraient permettre, si elles étaient réellement soutenues, posées et pensées,  d’abolir des pratiques qui bafouent la dignité humaine,  tant pour celui qui les subit que pour celui qui les applique.

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Nouvel article sur La main à l'oreille

Image supprimée par l'expéditeur.
Image supprimée par l'expéditeur.

Proposition de résolution Fasquelle : Nos enfants valent mieux que ça

par lamao1
Proposition de résolution parlementaire n° 4134, à l’initiative de M. Daniel Fasquelle

Nos enfants valent mieux que ça

Par Mireille Battut, Présidente de La main à l'oreille 

Image supprimée par l'expéditeur. logo-enzo
En ces temps de campagne, chacun fourbit ses armes, et l’autisme est une valeur qui monte. Certains s’en sont fait un fonds de commerce, d’autres découvrent l’affaire avec le zèle des nouveaux convertis. Monsieur Fasquelle, député LR, fondateur du groupe d’études sur l’autisme au sein de l’Assemblée nationale est un vieux routier. Il connait par cœur les mots clés qui sont présumés faire grimper les parents au plafond de l’applaudimètre. Profitant d’un intervalle parlementaire, il présente une résolution (déposée le 13 octobre pour être mise aux voix le 8 décembre prochain) à laquelle 93 députés se sont ralliés. 
La résolution Fasquelle pose tout d’abord l’extension du domaine : « À ce jour, on recense 600 000 autistes en France soit environ une naissance sur 100 ou 800 000 naissances par an. ». Passons sur la coquille de 800 000 naissances autistes par an, qui correspond en fait au nombre de naissances totales (760 400 naissances en 2015) et sur le « recensement » (en fait une estimation) de 600 000 autistes en France alors que le ministère de la Santé communique le chiffre 440 000 personnes. Si nous retenons le taux de prévalence estimé par le ministère d’une naissance pour 150 (ce qui est déjà important), nous, familles concernées pouvons dire que 5 070 nouvelles familles découvrent l’autisme chaque année et viennent nous rejoindre dans le défi qui a changé nos vies à jamais. 
Comment sont-elles accueillies ? Comment sont-elles écoutées ? Un nourrisson reste lourd quand vous le soulevez, rit pour un rai de lumière, un je ne sais quoi voile son appréhension du monde. Un enfant ne réagit pas à l’appel de son prénom, perd le langage après l’avoir appris, ou n’y accède pas. Quelque chose ne va pas, mais quoi ? Malaise profond, souffrance indicible de ne pas savoir le qualifier. Combien de familles cependant témoignent que le pédiatre a minimisé voire raillé ces préoccupations. L’errance est un enfer qui transforme en quête le diagnostic pourtant redouté. TSA, TED, ou « autre trouble non spécifié » : un spectre s’est invité au sein de la famille. Il est des mots qui sont comme des tessons de bouteille. Il faut frotter longtemps pour en abraser le coupant. Et pourtant, Jim Sinclair, fondateur du mouvement américain de Self Advocacy ASAN nous invite, dans une lettre admirable aux parents, « Don’t mourn for us », à considérer que le deuil n’est pas celui de notre enfant, mais de l’image que nous avions de l’enfant rêvé. 
Or c’est avec notre enfant réel que nous allons apprendre, réapprendre, avec lui, de lui. Monsieur Fasquelle affirme que la « science internationale » connait ce qui est bon pour notre enfant mieux que nous, et mieux que les professionnels qui s’occupent de lui. Il considère que nous devons appliquer, pour l’éduquer, des protocoles définis dans l’Ohio il y a quarante ans et exige que « seuls les thérapies et les programmes éducatifs qui sont conformes aux recommandations de la Haute Autorité de santé soient autorisés et remboursés ». Or, la science et le progrès des connaissances évoluent, mais Monsieur Fasquelle tient à sa ligne Maginot. car comme l’indique une pétition de médecins, « il sait bien que ces recommandations sont partiellement caduques et risquent d’être prochainement révisées. », notamment parce que les résultats des 28 centres expérimentaux, tous appliquant les méthodes que Monsieur Fasquelle veut rendre obligatoires pour tous, se sont révélés décevants. Nous sommes attachés aux progrès de la science, mais n’est-il pas abusif d’attribuer le label de science à des programmes éducatifs ? Et si les programmes éducatifs sont de la science, alors nous, parents, devons être éduqués à devenir des exécutants de ces programmes, qui seuls pourront être enseignés – puisque Monsieur Fasquelle veut les imposer à l’exclusion de toute autre approche - dans les universités et la formation professionnelle. 
Quant aux fédérations professionnelles, elles sont sommées de « reconnaître sans aucune réserve et officiellement les recommandations de bonnes pratiques de la HAS et de l’ANESM afin qu’elle renonce officiellement au packing, à la psychanalyse et à toutes les approches maltraitantes ». Monsieur Fasquelle pratique un art consommé de la conjonction « et » qui lui permet tous les glissements. Il ne dit pas que la psychanalyse est maltraitante, mais il l’accole à la maltraitance, ce qui lui permet d’inviter «  le Gouvernement français à fermement condamner et interdire les pratiques psychanalytiques sous toutes leurs formes, dans la prise en charge de l’autisme ». La psychanalyse étant une pratique légale, l’interdire aux seuls autistes revient à dire qu’ils ne sont pas des humains comme les autres. Monsieur Fasquelle invite donc le Gouvernement français à mettre les autistes, formellement et juridiquement, en marge de l’humanité. N’y a-t-il pas autre chose à entendre dans la demande de soin, qui ne peut jamais être imposée sans détruire son objet, comme le montre suffisamment le débat douloureux sur les soins sans consentement.
Le sujet de la maltraitance n’est pas à prendre à la légère et la résolution dévoile un scandale d’une ampleur inédite : « En 2014, 44 % des personnes autistes étaient victimes de maltraitance, soit 250 000 personnes autistes sur les 600 000 que compte notre pays. ». (Même en corrigeant de la surévaluation initiale, l’on arrive au chiffre considérable de 44% de 440 000 soit 193 600 personnes autistes maltraitées). Ce chiffre est en réalité une extrapolation à partir de la réponse de 236 familles à la question « votre enfant a-t-il subi des mauvais traitements ou des carences en matière de soin » dans une enquête réalisée auprès de 538 familles par le Collectif Autisme.Toute personne qui connait un autiste sait comment l’on peut se sentir démunien découvrant au moment du bain, une plaie béante que l’enfant semble découvrir avec vous, ou comment l’on peut préférer garder un enfant malade chez soi plutôt que d’affronter des urgences hospitalières qui vont le terroriser. Alors, carence de soin ou soin maltraitant ? Le terme « victimes de maltraitance » choisi dans la résolution pour faire entendre une intention maligne, dévoie la question et rate l’essentiel, à savoir qu’un accueil bienveillant n’est pas affaire de protocole, mais d’humanité et… d’humilité ; une humilité qui ne supporte pas que des députés participent au discrédit et à la diffamation de professions entières qui sont celles qui s’occupent de nos enfants. Nous avons besoin de partenariats et d’attention conjointe pour avancer, pas de confrontations stériles.
Enfin, Monsieur Fasquelle appelle à prendre des mesures immédiates sur un sujet central : le droit à l’éducation inclusive (qui est notons le très peu présent dans les recommandations HAS de 2012). Il invoque à ce titre une résolution du Conseil de l’Europe mais néglige de signaler que le Conseil de l’Europe met en avant la défaillance française en accompagnants dans les écoles (AVS) et leur précarité et préfère inviter fermement «  le Gouvernement français à réallouer en totalité les financements des prises en charge n’étant pas explicitement recommandées aux approches validées scientifiquement et ayant fait preuve de leur efficacité ». Sans doute entend-il, en s’attaquant ainsi aux institutions qui accueillent souvent les plus démunis de nos enfants, apporter sa contribution à l’œuvre salutaire de suppression de 500 000 fonctionnaires, dont on voit mal comment elle pourrait être compatible avec l’amélioration des conditions d’intégration scolaire des enfants autistes.
L’on reste confondu que le président d’un groupe d’étude qui proclame travailler sur l’autisme depuis 2011, s’appuie sur des chiffres fantaisistes pour susciter l’effroi et justifier ses rodomontades, et surtout soit incapable d’aligner la moindre mesure constructive dont les familles ont tant besoin, tant du côté du soin, comme de développer les réseaux de soins somatiques adaptés, de mettre fin à la pénurie d’orthophonistes, de pédopsychiatres, de psychologues…. que du côté de l’éducation, comme de sortir les accompagnants scolaires de la précarité, de déplafonner les âges d’accueil de nos jeunes à l’école pour tenir compte de leur fréquent retard scolaire, de favoriser enfin le pluralisme des approches, pour que chacun trouve une solution à sa mesure... 
Nos enfants valent mieux que ça. 
Mesdames et Messieurs les députés, il nous reste peu de temps pour nous ressaisir. Au moment où s’ouvre la concertation pour un quatrième plan Autisme, repartons sur d’autres bases.
Cachan, le 28 novembre 2016
Mireille Battut
Présidente
La main à l’oreille
 1. Voir Xavier Briffaut « Santé mentale, santé publique, un pavé dans la mare des bonnes intentions »
5. Conseil de l’Europe  (4 février 2014, Résolution CM/ResChS(2014)2https://search.coe.int/cm/Pages/result_details.aspx?ObjectID=09000016805c66e2


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Modes d'accueil : la Mission Giampino ouvre de beaux horizons qui appellent une politique publique de la petite enfance au diapason ! 


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Communiqué de presse de la F.F.P., du C.N.U. de pédo-psychiatrie et du C.N.Q.S.P. 
du 12 mai 2016 

AUTISME : L’HEURE EST À LA MOBILISATION CHEZ LES PSYCHIATRES 

cliquer ici pour accéder au communiqué de presse


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Le système de santé américain en question

Un article de La Prévention médicale  donne des informations intéressantes pour comparer le système de santé américain avec d'autres systèmes de santé occidentaux.
Selon l'article, les résultats sont accablants concernant l'accès aux soins des citoyens américains.

Le système de santé aux USA en question – Objectivement le pire système du monde occidental

L'article n'aborde pas directement la question du coût du système de soin états-unien. Il est aussi le plus cher par habitants. Voici un autre article de La prévention médicale de 2013 qui en parle.
 
Certaines dérives - certains progrès également - traversent l'Atlantique. A nous de les anticiper.

 

Voici un magazine qui pourrait vous intéresser :

N° 611 – L’École des parents

Familles recomposées, réinventer des rituels
L’Ecole des parents n° 611, novembre-décembre 2014


Toutes les familles se construisent sur des rituels, d’inspiration religieuse ou laïque, individuelle ou universelle. Ils sont l’occasion de se ré-unir, de faire le plein d’affection et de souvenirs, de transmettre une culture, des valeurs, une histoire familiale... Lorsque les familles se séparent, puis se recomposent, ces rituels sont mis à mal. Comment en inventer de nouveaux, qui respectent les anciens sans les plagier ? Le défi est complexe, mais l’objectif essentiel : resserrer les liens et forger, peu à peu, une nouvelle identité familiale. Ce dossier de L’Ecole des parents en décrit tous les enjeux, en s’appuyant sur l’analyse de spécialistes - psychiatres, psychologues, sociologues et anthropologues -, et sur l’exemple de familles recomposées heureuses.

Dans ce numéro également, une interview exclusive de la psychanalyste Claude Halmos qui, dans son dernier ouvrage,Est-ce ainsi que les hommes vivent ? (1) dénonce les ravages psychologiques du chômage, dans une indifférence générale.
 

1.       Ed. Fayard, 2014

 · Enquête : Beaux-parents, beaux-enfants. Des rituels pour « faire famille ».

· Enquête : Fêtes de famille. Embûches de Noël.

· Analyse : Anniversaires. Le rituel du gâteau.

· Témoignage : Mixités. Une joyeuse tribu.

· Approches transculturelles : Familles migrantes regroupées. (Re)vivre ensemble.


http://www.ecoledesparents.org/revue/archives